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Mathilde LARRERE

Maitresse de conférence en histoire contemporaine

CFR / UFR SHS - Sciences Humaines et Sociales

Champs-sur-Marne

Bâtiment: Building: Bois De l'Etang

5 boulevard Descartes Champs-sur-Marne 77454 Marne-la-Vallée Cedex 2

Bureau: Office: C126

+33 (0)1 60 95 70 39

Mathilde LARRERE

Maitresse de conférence en histoire contemporaine

CFR / UFR SHS - Sciences Humaines et Sociales

Activités de recherche

J'ai d'abord travaillé sur la garde nationale de Paris,  milice citoyenne chargée de l’ordre public local. Le premier pan de ce travail est une réflexion sur l’ordre public, sur les politiques de son maintien, dans un contexte politiquement troublé et socialement agité. Nécessairement, ce travail m’a conduit à réfléchir également sur le « désordre » public. Le fait que la garde ait pu se retrouver de part et d’autre des barricades selon les événements a nourri une réflexion sur ce qu’est la révolution au 19e sc. Mais la garde nationale étant une institution citoyenne, il s’agit pour moi de réfléchir à la construction des figures de citoyenneté en ce règne de suffrage censitaire. La garde nationale est apparue comme un bon observatoire d’une citoyenneté vécue par les hommes, utilisée par le pouvoir comme l’opposition. La garde ayant un recrutement essentiellement bourgeois, mon travail m’a aussi conduit à réfléchir sur la construction des identités bourgeoises, dans leur rapport avec les classes populaires. Ensuite, je menais une histoire des représentations du pouvoir, la garde étant particulièrement instrumentalisée par le règne orléaniste dans ses mises en scènes. J’ai prolongé ces pistes en travaillant plus généralement sur les usages politiques de l’espace parisien au 19e sc. J’ai également réfléchi à partir de la garde nationale sur les problématiques de l’articulation du pouvoir local et du pouvoir national, dans l’espace tout à fait particulier de la capitale qui place sous le regard du Prince des institutions de nature et de mission locale.

J'ai prolongé mon questionnement sur la politisation, les formes de construction de la citoyenneté en travaillant sur les pétitions envoyées aux chambres sous la Monarchie de Juillet, dans le cadre d’un travail mené dans le cadre de l’équipe Analyse comparée des pouvoirs (EA 3350) sur les pétitions reçues par les chambres (Projet qui fait l’objet d’un financement de l’ANR).

J'ai  ensuite travaillé sur les questions de circulations révolutionnaires (temporelles comme spatiales) au 19e siècle. 

J'ai également mené une recherche sur les minorités et minorisées en politique, sur leur place, sur les discriminations subies, ainsi que sur les stratégies en retour. 

Je réfléchis depuis plusieurs années aux formes et outils de la diffusion du savoir scientifique, pratiquant moi-même une éducation populaire sur twitter ainsi que par des ouvrages de vulgarisation. 

Je travaille en ce moment sur les graffiti politiques qui accompagnent les mouvements sociaux, et plus particulièrement, sur les citations qu'ils font aux passés révolutionnaires (ce qui rejoint mes premières interrogations sur les circulations révolutionnaires).


Ouvrages récents

Mathilde Larrère, Rage against the machisme, Paris, Détour, 2020

Laurence De Cock, Mathilde Larrère, Manifs et Stations, Le métro des militant-es, Editions de l’Atelier, 2020

Laurence De Cock, Mathilde Larrère, Guillaume Mazeau, L’Histoire comme émancipation, Agone, 2019.

Mathilde Larrère, Il était une fois les révolutions, Paris, Détour, 2019

Mathilde Larrère, Lieux et symboles de la République, La Documentation photographique, avril 2019.

Mathilde Larrère, Voter en France, de 1789 à nos jours, La Documentation photographique, mars-avril 2018.

Mathilde Larrère et Aude Lorriaux, Des intrus en politique, femmes et minorités, discriminations et résistance, Editions du Détour, 2018.

Mathilde Larrère L’urne et le fusil, Citoyens soldats dans la monarchie censitaire, PUF, 2016.

Participation et coordination d’un ouvrage collectifRévolution ! Quand les peuples font l’histoire, Belin, 2013. Réédition augmentée en 2017